le 14 mai 2009
Pour publication immédiate

La loi fédérale relative au RCAM doit être améliorée si l'on veut mettre au point des médicaments qui peuvent sauver la vie d'enfants

TORONTO, ON - Apotex Inc, la plus importante société pharmaceutique appartenant à des intérêts canadiens, a répété la nécessité d'améliorer le Régime canadien d'accès aux médicaments (RCAM) si l'on veut faire parvenir davantage de médicaments dans les pays en voie de développement et sauver la vie des milliers de personnes qui y meurent chaque jour.

Le régime n'a pas réussi à atteindre ses objectifs de départ annoncés au moment de sa création par la Loi de l'engagement de Jean Chrétien envers l'Afrique, adoptée il y a cinq ans ce mois-ci. Apotex est la seule société à avoir tenté de surmonter la complexité de cette loi. Il lui a fallu quatre ans pour pouvoir faire le premier envoi de médicaments. En vertu du seul permis émis jusqu'à maintenant par le RCAM, Apotex fournit au Rwanda, l'Apo-TriAvir, médicament réservé à une trithérapie qui permet de traiter les personnes atteintes du sida. La première quantité de médicaments autorisée a été expédiée en septembre 2008; la seconde et dernière expédition doit avoir lieu en septembre 2009.

Apotex a investi beaucoup de temps et d'argent et la société a déclaré être réticente à renouveler l'expérience si des modifications ne sont pas apportées au RCAM en vue de le simplifier. « Nous avons investi des millions dans la recherche et le développement du produit ainsi qu'en frais juridiques dans le cadre de négociations avec les sociétés productrices de médicaments d'origine et nous n'avons retiré aucun profit de cette opération. Nous l'avons fait, car c'était la bonne chose à faire », a déclaré Jack Kay, président d'Apotex. « Mais dans sa forme actuelle, le projet n'est pas intéressant pour nous. Il semble que les pays en voie de développement rencontrent également des difficultés. »

Apotex a affirmé son soutien à un projet de loi étudié actuellement par le Parlement (Projet de loi S-232 présenté par le sénateur Yoine Goldstein) qui vise à modifier le RCAM, projet qu'Apotex qualifie de bon pas en avant. « Si le gouvernement fédéral simplifie le processus, alors Apotex s'engagera à travailler avec les organisations non gouvernementales et Santé Canada dans la recherche sur les médicaments génériques antirétroviraux à dose fixe réservés au traitement des enfants infectés par le VIH, sur la mise au point de ce type de médicaments et leur livraison dans les pays qui en ont besoin », a ajouté M. Kay. « En ce moment, ce médicament n'est fabriqué par aucune société productrice de médicaments d'origine, mais il peut sauver la vie de milliers d'enfants. L'Organisation mondiale de la santé exhorte les sociétés pharmaceutiques à considérer comme une priorité la mise au point de médicaments contre le sida destinés à traiter les enfants et reconnaît que les pays en voie de développement ont besoin de médicaments génériques moins coûteux. »

Apotex, qui compte près de 5 000 employés au Canada, est l'un des plus importants contributeurs en recherche et développement pharmaceutiques au Canada. La société prévoit investir 2 G$ au cours des dix prochaines années et produit 260 médicaments qui sont exportés vers 115 pays.

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